Cela commence par un coup de fil de mon éditeur City Editions. Après mon travail sur le livre Olympe, fille de la lune, Frédéric Veille, responsable de la collection (et journaliste émérite pour RTL) me propose d’échanger avec Afshan Riaz. « Je pense que ça va matcher entre vous. Avec ta plume sensible, tu me sembles être la bonne autrice pour écrire son histoire. »

Voilà donc comment je me suis retrouvée à écrire Ils m’ont mariée de force pour Afshan Riaz, petit bout de femme solaire, hypersensible, volontaire, engagée…
Afshan vivant à Lyon et moi en Normandie, nous nous sommes organisées comme des reines pour travailler ensemble, au rythme d’une visio par semaine. Très vite nous nous sommes liées l’une à l’autre et Afshan, son histoire, sa personnalité m’ont véritablement touchée.
Nous avons travaillé un an. Des visios pour avoir son témoignage, toute l’histoire de sa vie jusqu’à aujourd’hui puis un temps pour écrire, seule sur mon ordi. Afshan est professeur de danse Bollywood, femme indépendante fière de sa double culture, citoyenne française avant tout, heureuse d’avoir grandi en France.
Ils m’ont mariée de force : que raconte ce livre ?
Ils m’ont mariée de force n’est pas seulement le récit du mariage d’Asfhan au Pakistan. Ce livre retrace toute la vie d’Afshan, depuis sa naissance au Pakistan, en passant par sa difficile enfance en France (elle est arrivée à l’âge de 8 mois), l’emprise affective de son père, la manipulation de sa famille pour la conduire au mariage, son divorce difficile à obtenir… Grâce à ce récit global, on comprend mieux comment une femme, sous le poids de la culture, de l’honneur familial, de la pression, finit par ne plus dire non et par épouser un homme qu’elle ne connaît pas et qu’elle n’a jamais vu de sa vie…
Un livre sorti le 4 octobre 2023 et joliment accueilli
Et oui. Afshan a ce don pour toucher les gens. Elle est très suivie sur les réseaux (Afshi Rani) et les médias se sont emparée de son témoignage aussitôt. TF1 et 7 à 8 a souhaité avoir l’exclusivité et ont produit un très beau reportage. J’ai eu ma petite larme devant la télé… Puis d’autres médias ont suivi, en local, en région, en national…
